_ « Tellement de choses à te dire. A te faire comprendre et seulement quelques secondes pour te convaincre de tout lire. C'est dur d'être juste avec ses sentiments. De tout savoir doser au millimètre près. C'est dur de se rendre compte qu'on peut tomber amoureux. Mais le pire je crois c'est de se l'avouer et de l'avouer à l'autre. Toutes ces belles paroles, si tu n'y crois plus aujourd'hui, j'avais trouvé en moi la force d'y croire. J'y crois encore . . . Je me sentais si bien, plongée dans tes grands bras protecteurs. J'adorais me noyer dans tes yeux. Boire tes paroles. Déguster ton sourire. Tu me faisais rire aux éclats. Tu me redonnais le sourire. Aujourd'hui, ton absence me cause beaucoup de dégâts. Je pleure en repensant à tous ces bons moments passés ensemble ou au téléphone. Ma gorge se noue. Mon c½ur craque. Je voulais être forte. J'ai failli. Je n'arrive même plus à organiser mes idées. Il y a tant de choses que je voudrais te dire. Seulement, je me suis rendu compte en essayant d'arranger mes mots que seuls mes yeux, mes mains et ma bouche pouvaient trouver le langage pour te faire comprendre ce que je ressens.
J'ai si souvent souffert. Je deviens fragile. J'ai mal vite . . . Très vite. Quand je m'attache, c'est trop tard. Dis-moi, est-il trop tard ? J'ai la gorge sèche. Je suis aphone. Et il y a toujours cette boule dans mon ventre. Je ne sais plus ce que je voulais te dire. Si je voulais te convaincre de revenir ou bien me convaincre que je suis assez forte pour t'oublier malgré moi. Tu me manques. Ta voix surtout. J'aimerai juste que tes doigts effleurent ma joue, que tu sèches mes larmes, que tu me prennes dans tes bras et que tu me dises que tout cela n'était en réalité qu'un cauchemar. Si seulement . . .
Pendant quelques instants, j'ai eu l'angoisse de la page blanche. Au début, je ne savais pas ce que cette expression signifiait. Aujourd'hui, si. C'est frustrant d'avoir des mots, dans sa tête, des idées et de ne pas savoir comme les annoncer. Et de voir cette page blanche qui nous tend les bras. C'est comme si on devait badigeonner nos sentiments sur une personne qu'on apprécie voire que l'on aime. Tu veux bien être ma feuille blanche ? Tu veux bien me laisser ma chance ?
On joue les aveugles, juste une fois. Si on jouait plutôt à s'aimer . . . »
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.Tout ça, tous ces mots, j'les pensais hier encore. Quand tu hantais mes pensées. Quand tu me redonnais le sourire. Mon sourire maintenant je l'ai caché. Tu le désirais. J'ai exhaucé ton rêve . . . Je t'oublie.
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